Corporelle
Le sport occupe une place centrale dans ma vie, et j'apprends mieux en faisant qu'en écoutant. Pour comprendre comment fonctionne un objet, il me faut quelques secondes.
BUT Informatique, IUT Nancy-Charlemagne
« Tout est si improbable »
Être ici, dans cette formation, à cet endroit, est le résultat d'une chaîne d'événements qui aurait très bien pu se passer autrement. Si tout est improbable, tout mérite qu'on s'y intéresse.
C'est pour ça que j'aime aller au fond des choses, dans une discussion ou devant des vidéos de philosophie comme celles des chaînes EGO et TRY. Et il faut vivre le moment présent : tout pourrait se terminer demain.
À écouter : ma devise, expliquée de vive voix (1 min 11).
L'école mesure surtout deux intelligences sur les huit décrites par Howard Gardner. Mon profil est presque l'inverse.
Le sport occupe une place centrale dans ma vie, et j'apprends mieux en faisant qu'en écoutant. Pour comprendre comment fonctionne un objet, il me faut quelques secondes.
Celle qui m'a le plus surpris. J'ai souvent des pensées du type « tout est improbable », surtout dans des discussions où j'aime aller au fond des choses.
J'apprends mieux quand je prends le temps d'expliquer une chose à un ami, même si au début je ne sais pas tout.
Quand j'entends un son, je peux le reproduire sur un instrument, à condition de le connaître.
Mon point faible, surtout en anglais, alors qu'il est indispensable en IA. C'est un axe de travail précis, pas une limite.
J'ai commencé la callisthénie il y a environ trois ans, en seconde : une discipline où l'on apprend à maîtriser son propre corps, sans machine. Les figures qui m'attiraient me paraissaient presque impossibles.
La progression est lente, il y a beaucoup de tentatives ratées, et après chaque pause j'avais perdu une partie de mon niveau. Quand je bloquais sur une figure, je changeais ma façon de m'entraîner au lieu de forcer de la même manière. J'ai repris à chaque fois, même en repartant plus bas.
Ce qui me rend le plus fier, ce ne sont pas les figures elles-mêmes. C'est d'avoir tenu assez longtemps pour réussir des mouvements que je ratais complètement au début.
Ces dernières années, j'ai essayé de lancer plusieurs projets business en ligne, seul ou avec mon frère, à côté des cours. Je partais de zéro, sans expérience ni réseau. Le vrai obstacle, je ne l'ai compris qu'après : c'était moi.
Je fonctionne à la motivation. Au début d'un projet, je suis à fond. Dès que ça devient long ou répétitif, je décroche et je passe à une nouvelle idée. J'ai commencé beaucoup de choses sans en mener aucune au bout.
La motivation ne suffit pas, il faut de la discipline. C'est la même leçon que dans le sport : j'ai progressé quand j'ai continué à m'entraîner même sans envie. Je n'ai pas encore réglé le problème, mais j'en ai conscience et je travaille dessus.
« Avec tes défauts, pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais-tu mettre à la place ? » Henri Michaux
Je suis rarement celui qui attend qu'on décide. Quand une idée me paraît tenir, je la formule, je la teste, et j'embarque les gens autour.
Dès qu'une nouvelle opportunité se présente, je me lance : c'est comme ça que sont nés tous mes projets business. C'est aussi ce qui explique mon échec.
Tout ce que je sais en informatique vient de projets que j'ai construits sans que personne me l'ait demandé. Un jour, j'ai supprimé par erreur tout l'outillage de mon système de notes, sans sauvegarde. Je l'ai reconstruit en quelques heures à partir de la documentation que j'avais écrite pour l'expliquer à quelqu'un d'autre.
Quand un problème me prend, le reste disparaît. Je ne cherche plus à éteindre ça : je choisis sur quoi je le pointe, et je tiens une liste écrite de ce que je laisse en attente.
Je voulais faire fonctionner six connexions entre mes outils. J'ai bâti un système complet, puis je l'ai jeté : une solution standard réglait le problème en trois clics. Je paie le détour, et je repars avec la carte.
En PPP, je me suis noté sur les dix compétences psychosociales. Voici mes deux plus fortes, et celle que je dois le plus travailler.
Je connais assez bien mes points forts : le sport, le concret et la persévérance quand quelque chose me passionne. Je connais aussi mes points faibles : je manque de discipline, je bégaye beaucoup et je suis très imprudent.
Je suis à l'aise avec les problèmes concrets : je comprends vite comment fonctionne un objet et je peux rester longtemps concentré jusqu'à trouver. Je bloque plus sur les problèmes abstraits.
En montrant concrètement, j'arrive à expliquer, par exemple des mouvements de sport à des débutants. À l'oral, je m'exprime moins clairement, et mon anglais est faible. Ma piste : parler plus souvent, et pratiquer l'anglais sur des sujets qui m'intéressent.
Un sport de descente, le VTT ou le ski. J'aime les sports casse-cou : quand ça va vite, on ne pense plus à rien d'autre. Si je ne risque rien, je m'ennuie.
La montagne. En haut, tout ce qui me prenait la tête en bas devient petit.
La Terre. La seule où la vie est apparue, à notre connaissance. On ne fait pas plus improbable.
Tony Stark. Il apprend en construisant, il démarre dix projets à la fois, et il a fabriqué une IA qui s'appelle Jarvis. J'ai fait pareil, armure en moins.
Encore. Encore une tentative, encore un projet. C'est ma meilleure qualité et mon pire défaut.
Sept ans de VTT en club, trois ans de callisthénie, et du volley en ce moment. J'ai développé un amour pour le sport en général, le plaisir d'être fort, et celui d'expliquer à un débutant.
Je lis pour apprendre : développement personnel et entrepreneuriat. Côté films, j'aime bien Batman et Iron Man. J'ai quelques bases au piano, et je compte me mettre à la guitare.